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« Quelques-un affirment que l'étude de la Philosophie a commencé chez les barbares » Diogène Laërce (III°s av JC)

Mettre une citation d'un auteur grec en sous-titre d'un article sur les druides... Avouez que ça a de quoi surprendre?

Cette citation, dans son contexte, se réfère à des textes antérieurs. Sur la suite, Diogène énumère des peuples barbares et les gens qui y pratiquent la philosophie. On trouve dans sa liste les druides des celtes.

Que sait-on des druides?

Ils sont parfois médecins (liaids).

Ils enseignent par tradition orale mais possèdent un alphabet qui ne sert qu'à des techniques de divination.

L'enseignement qui conduit au statut de druide est très long et passe par de nombreux stades. Devenir druide met au moins dix an, à raison d'un « grade » par an. Les bardes et leurs chants, au message à double sens, ont une place dans la logique druidique.

Tout ça est assez maigre...

On sait aussi que les druides étaient écoutés même des plus puissants et avaient une place de premier plan.

Il y a, bien sûr, l'image d'Epinal du druide cueillant le gui sur un chêne, mais elle nous vient de Pline l'Ancien et il est très rare que le gui pousse sur un chêne.. Par contre, le gui est une des plantes symboliques de la vigueur de la nature et le chêne est l'arbre du Dagda, que j'ai envie de définir comme le dieu-druide (oui, ça fait bizarre ?), étant donné sa position très supérieure sur les autres dieux liée à la Connaissance. Il y a aussi, celle des druides enseignant dans la forêt, au temps où ils avaient été interdits par la loi de Rome. Etant donné l'importance de la forêt (le cerf, le sanglier etc.) dans leur enseignement, on peut penser que des retraites au coeur de la nature devaient parfois se faire bien avant.

Druide, c'est un statut social qui vous place en position d'avoir un regard distancié...

Pourtant, les sagas évoquent des rois-druides et des princes-druides, qui sont à la fois chefs de guerre et maîtres des secrets de la Sagesse et de l'Au-Delà. Ces histoire datent sans doute de la période de grandeur des princes guerriers. Il n'est pas automatique de mêler les deux statuts. D'autres sagas évoquent des rois en butte à l'hostilité de tel ou tel barde ou ayant offensé gravement tel ou tel druide (et par là les dieux).

Vision distanciée ? Hmmm.... A condition, peut-être, justement, de ne pas mêler les statuts ! Et justement, ils se mêlent souvent. Pour une raison très simple d'ailleurs... La quête spirituelle passe par les étapes de la vie humaine.

Moins poétiquement, ils semble que, sur la fin de la période gauloise, le statut de druide aie été très loin d'être distancié de la vie politique et sociale. Au contraire: ils avaient un rôle à jouer dans l'équilibre des pouvoirs.

On retrouve ici, dans les variations historiques, la différence entre les rois-druides et les rois-pas-druides des sagas.



Je dois bien le dire, la réalisation de cette page me pose quelques problèmes.

Comme dit l'autre... « Je sais que je ne sais rien ».



Quant on prononce le mot « druide », de nos jours; on pense d'abord à Panoramix, à sa serpe d'or et à sa potion magique (dans laquelle, étais-je persuadée étant petite, il vaut mieux ne pas tomber si on n'a pas envie de ressembler ad vitam aeternam à une marmite).

A la belle époque de Sir Conan Doyle et des photos truquées sur lesquelles on avait la preuve absolue de l'existence des fées, les druides étaient de vénérables vieillards chenus et barbus qui, faisant fi de leurs rhumatismes escaladaient en plein hiver des chênes sans jamais s'empêtrer dans leur longue robe blanche pas salissante, tout ça pour y aller chercher du gui à faire des potions. C'était aussi, éventuellement des jouvencelles armées de la même serpe d'or que ces messieurs et à chevelure sauvage comme celle des nymphes. Il en faut pour tous les goûts... Outre la cueillette du gui à grands coups de serpe d'or et sur du chêne et pas du hêtre, les druides et druidesses officiaient aussi, couteau et torche en main, aux sacrifices humains, mais pas à n'importe quelle date.

Bref... Voilà l'imagerie druidique du XIX° et du début du XX°... Et à vrai dire, malgré le renouveau de la culture celtique et peut-être même à cause de ce renouveau, je ne suis pas sûre qu'on aie beaucoup évolué depuis ça.

En effet, dans le « renouveau celtique » actuel, il y a surtout ENORMEMENT de folklore.

Et... Ca a l'air idiot, comme ça, mais le folklore, j'aime bien, un peu, pour relever la sauce... Mais pas à 100%. J'en fais pas le plat complet.

Même si ce fameux folklore est pour beaucoup lié au domaine de l'Héroïc Fantasy qui, somme toute, est le créneau dans lequel je vise à m'inscrire... Au contraire ! C'est même une circonstance aggravante. « Les gens » disent « aimer le celtique » ou « aimer le Moyen-Age », et bien souvent, ils se contentent d'aimer l'Heroïc Fantasy... Notez que c'est des fois assez amusant ce qu'on peut voir en ce genre de mélanges, mais ça n'en est pas moins assez désespérant concernant l'intérêt des masses pour les cultures celtes et médiévales.

J'ai l'impression de m'éloigner du sujet: les druides...

Ainsi que je le disais plus haut: je n'en sais pas grand-chose. Ils enseignaient par tradition orale. De ce fait, on ne sait d'eux que ce qui a été dit par les auteurs gréco-latins. Sûrement, parmi les auteurs tardifs et surtout gallo-romains, il en est qui ont reçu un peu de cet héritage, mais il est sûrement plus facile de le retrouver au travers des contes, légendes et sagas.

Conclusion (très triste) de cette page : si un expert en religion antiques, et plus encore un spécialiste des druides, passe dans le secteur = HELP !




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